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vendredi 18 octobre 2019
Oiseaux
Résultat STOC : « Les Réserves naturelles limitent la disparition des oiseaux communs »

 

Résultat STOC : « Les Réserves naturelles limitent la disparition des oiseaux communs »

La création d’espaces protégés pour la préservation d’habitats et d’espèces d’intérêts patrimoniaux fait partie des mesures de conservation visant à contrecarrer l’érosion de la biodiversité. Aujourd’hui, grâce à un recul suffisant et l’existence de suivis de la biodiversité sur le long terme comme le STOC-EPS, il devient possible d’évaluer leur efficacité pour la préservation des espèces communes.

Tel fut l’objectif de l’étude d’Adrien Gellé, étudiant de Master encadré par Olivier Gilg (RNF) et Frédéric Jiguet (MNHN), qui a comparé les tendances temporelles des populations d’oiseaux communs à l’intérieur et à l’extérieur des Réserves naturelles de France (RN). Ses travaux démontrent l’impact positif de la protection et la gestion des milieux naturels sur les tendances d’évolution des populations d’oiseaux communs.

Depuis 2001, les oiseaux communs sont suivis grâce au protocole STOC dans 94 réserves métropolitaines. Ces 15 dernières années, nous enregistrons 200 000 observations sur plus de 200 espèces !

Un effet réserve constaté sur l’abondance des oiseaux communs

En comparant l’évolution des populations d’oiseaux à l’intérieur et en dehors des réserves entre 2004 et 2018 dans toute la France, on constate que les tendances (toutes espèces confondues) sont bien meilleures dans les réserves qu’ailleurs en France.

Alors que les populations d’oiseaux communs ont baissé en moyenne de 6,6 % sur le territoire métropolitain entre 2004 et 2018, elles augmentent sur la même période de 12,5 % dans les RN.

Sur les 56 espèces communes présentant des tendances statistiquement fiables en RN, l’étude a mis en évidence un « effet réserve » significatif, les populations de ces espèces se portant mieux dans ces espaces protégés qu’en dehors.

http://files.biolovision.net/www.faune-anjou.org/userfiles/divers/Sanstitre.png

Tendances des oiseaux communs en
France métropolitaine (hors réserves)
et dans les Réserves naturelles de 2004 à 2018

Les oiseaux forestiers se portent mieux dans les RN qu’en dehors

En regroupant les espèces en fonction de leur affinité à trois grands types d’habitats spécifiques (espèces spécialistes des milieux agricoles, bâtis, forestiers et espèces « généralistes »), la tendance du groupe « forestier » est significativement positive en RN avec une augmentation de + 47,8 % (hors RN = − 1,2 %).

De même, la tendance des espèces « agricoles » est stable voire en léger déclin dans les RN (− 5,7 %), ce qui est significativement différent des effectifs nationaux qui sont en forte diminution et affichent une situation très préoccupante (− 32,3 %).

Utilité et efficacité de la protection des milieux

Alors que l’on constate un effondrement des populations en milieu agricole, alors que globalement les tendances témoignent de la disparition des oiseaux communs, l’étude montre que la protection et la gestion des milieux naturels sont utiles et efficaces. Non seulement pour les espèces rares et menacées mais aussi pour les populations d’espèces dites communes.

Ces résultats sont directement issus des données collectées par les participants au STOC dans toute la France, dans des milieux préservés, mais aussi dans des zones parfois très dégradées. Merci donc à tous les participants au STOC pour leur implication !

Ici, un mot d’Adrien Gellé qui s’adresse directement à vous : https://youtu.be/-NByZHDScbk

Retrouvez plus de détails dans le communiqué de presse communiqué par les RN de France : www.vigienature.fr

Référence : Adrien GELLÉ (2019). Évaluation de l’effet du réseau des Réserves naturelles sur les tendances d’effectifs des populations d’oiseaux nicheurs communs en France métropolitaine sur les 15 dernières années, rapport de stage de master 2 Biodiversité, Écologie et Évolution, Sciences Sorbonne Université (Paris VI).

posté par Alain Fossé (admin)
 
mardi 17 septembre 2019
Oiseaux
Parution en ligne du numéro 15 du Crex

(Numéros précédents à retrouver à partir du menu Publications)

2019, Crex no 15

Alain Fossé & le comité d’homologation départemental 49. — Les oiseaux rares, anachroniques ou d’identification délicate en Maine-et-Loire en 2015 et 2016. p. 3-30 (pdf, 6,2 Mo).

Alexandra Le Manchec, Jean-Claude Beaudoin & Bruno Gaudemer. — Recensement de la population de Choucas des tours Corvus monedula en Maine-et-Loire. p. 31-44 (pdf, 22 Mo).

En réponse aux inquiétudes d’agriculteurs devant les dégâts occasionnés par le Choucas des tours, la Direction départementale du territoire de Maine-et-Loire a mis en place au printemps 2017 un recensement des couples nicheurs à l’aide de deux protocoles, l’un permettant un comptage exhaustif des couples sur les secteurs les plus exposés aux dégâts et l’autre, plus souple, afin de préciser la répartition départementale de l’espèce. Grâce à la mobilisation de 113 observateurs appartenant à diverses structures, les comptages précis ont concerné 84 communes et des estimations ont porté sur 156 communes, soit sur 67 % des 357 communes répertoriées au 1er janvier 2015. Entre 2 480 et 2 859 couples de choucas ont été comptés et les densités les plus fortes constatées dans l’ouest du département. Il n’est pas apparu de corrélation élevée entre l’abondance du choucas et le nombre d’habitants ou la surface agricole par commune.

Jean-Claude Beaudoin & Alain Fossé. — Nidifications très tardives de la Spatule blanche Platalea leucorodia en Maine-et-Loire. p. 45-48 (pdf, 9,5 Mo).

En 2018 cinq couples de Spatules blanches se sont reproduits au sein de la héronnière du lac de Maine près d’Angers. Parmi ces couples, deux se sont cantonnés dans la seconde semaine de juillet et ont produit des jeunes dont les envols se sont échelonnés entre les 10 et 22 septembre. Une chronologie de nidification aussi tardive paraît assez exceptionnelle en France.

Jean-Claude Beaudoin. — Mise au point sur le statut du Fuligule nyroca Aythya nyroca en Maine-et-Loire. p. 49-52 (pdf, 1,2 Mo).

En Maine-et-Loire le Fuligule nyroca est une espèce rare soumise à homologation depuis 1994. Les premières mentions remontent à 1968 et depuis 127 données ont été enregistrées. À partir des années 1990 l’espèce est devenue plus fréquente avec une occurrence quasi annuelle en hiver. La principale période de séjour s’étend de fin août à fin mars avec un léger pic en décembre. Les stationnements sont brefs mais en de rares cas peuvent s’étendre sur plusieurs mois. L’espèce est surtout présente à l’unité et quelques mentions concernent au plus trois individus ensemble. Les mâles représentent près de 80 % des individus signalés.

Bruno Charpentier. — Un dortoir de Bergeronnettes des ruisseaux Motacilla cinerea en milieu urbain. p. 53-55 (pdf, 3,2 Mo).

(Numéros précédents à retrouver à partir du menu Publications)

posté par Alain Fossé (admin)
 
lundi 2 septembre 2019
Oiseaux
Stationnements postnuptiaux d’Œdicnèmes criards

Enquête sur les stationnements postnuptiaux d’Œdicnèmes criards Burhinus oedicnemus en Maine-et-Loire

Ce début d’automne 2019 va être marqué par la naissance d’une nouvelle enquête en Maine-et-Loire, le comptage des stationnements postnuptiaux d’Œdicnèmes criards. Il s’agit d’une enquête proposée par Cyrille Poirel, chargé de mission à la LPO Poitou-Charentes, et approuvée par la LPO France qui souhaite mettre en place annuellement un comptage concerté sur l’ensemble des sites de rassemblement français afin de suivre l’évolution des effectifs nationaux. Ces regroupements postnuptiaux concernant essentiellement des nicheurs locaux, leur suivi permet alors une estimation plus aisée des populations que le suivi nocturne des couples nicheurs. D’après une enquête menée entre 1996 et 2001, les effectifs nicheurs de Maine-et-Loire étaient évalués entre 1 700 et 1 950 couples, soit une part très importante des effectifs nicheurs régionaux (entre 2 000 et 2 400 couples), et une part non négligeable des effectifs nicheurs nationaux, compris entre 15 000 et 28 000 couples.

Pour cette première année du suivi, deux comptages sur tous les sites de rassemblements connus dans le département sont envisagés, les week-ends des 28-29 septembre et des 12-13 octobre, en plus d’un comptage des sites de rassemblements d’Œdicnèmes situés sur les ZPS Outardes dans le Saumurois le 14 septembre, en même temps qu’un des comptages Outarde.

Les différents groupes locaux et autres observateurs sont sollicités afin de couvrir l’ensemble du territoire et donc la majorité des rassemblements repérés, et des zones où des regroupements sont encore à trouver. Les rassemblements postnuptiaux repérés lors de ces 10 dernières années sont tous listés sur ce lien :

https://lite.framacalc.org/suivi-des-stationnements-postnuptiaux-d-oedicnemes-

Chacun est libre de devenir référent d’un site de rassemblement en s’inscrivant via ce tableur et en réalisant les deux comptages automnaux. 

Des informations complémentaires et un protocole de comptage sont regroupés sur le PDF ci-joint.

N’hésitez pas à nous joindre pour toute information complémentaire.

 

Coordinateurs départementaux : Mathurin Aubry & Jean-Claude Beaudoin

Document à télécharger :  Enquête_Œdicnème
posté par Édouard Beslot
 
jeudi 22 août 2019
Calendrier LPO Anjou 2020...

Appel aux photographes 

L'équipe de rédaction du calendrier s'adresse à tous les adhérents LPO pour réaliser ce 10e calendrier. Il nous permet chaque année de soutenir des actions pour la faune sauvage, tout en partageant de beaux moments de nature. 

Le thème de ce calendrier 2020 :

La faune des jardins et des parcs

Oiseaux, mammifères, reptiles, insectes, amphibiens… Faites de belles observations ou recherchez dans vos albums des moments privilégiés dans la nature près de chez vous.

Conditions de participation :

  • Proposez vos photos en les envoyant à l’adresse suivante : contact.calendrier@lpo-anjou.org ;
  • Date limite de participation : 30 septembre 2019 (un jury se réunira pour le choix des photos) ;
  • Être adhérent LPO (les photos sont fournies sans compensation, elles seront jointes à la photothèque LPO Anjou, à chaque utilisation le crédit photo sera noté bien entendu) ;
  • Taille des photos dans le calendrier : H 328 mm x l 278 mm ou H 3 874 x l 3 283 pixels ; résolution : 300 dpi ;
  • Si besoin, les photos pourront être recadrées pour s’adapter au format ;
  • La photo doit présenter une espèce répertoriée en Maine-et-Loire ;
  • Notez le nom du jardin ou du parc si possible, ou la commune ;
  • Pensez aux photos hivernales toujours plus rares (et s’il vous plaît, pas trop de mangeoires !) ;
  • Photos prises dans des conditions d’éthique irréprochable.

Merci aux futurs contributeurs !

Calendrier 2019

posté par Édouard Beslot
 
vendredi 5 juillet 2019
Oiseaux
Aidez-nous à empêcher la chasse d’oiseaux en danger

Tourterelle des bois (Streptopelia turtur) - Crédit photo : Aurélien Audevard

Tourterelle des bois (Streptopelia turtur) - Crédit photo : Aurélien Audevard

Le Ministère de la transition écologique et solidaire veut autoriser la chasse de 30 000 Tourterelles des boisde 6 000 Courlis cendrés pour la saison 2019-2020 en France métropolitaine. En revanche et heureusement il prévoit de suspendre la chasse de la Barge à queue noire mais pour un an seulement !

Pour la Tourterelle des bois et le Courlis cendré, nous vous invitons à donner un avis défavorable.

Pour la Barge à queue noire, nous vous invitons à donner un avis favorable au moratoire sur la chasse de la Barge à queue noire en demandant que sa durée soit portée à trois ans, au lieu d’une seule année.

Vous trouverez pour chaque espèce le lien vers la consultation, ainsi que des éléments de compréhension et de réponse dont vous pourrez vous inspirer. Chaque témoignage doit être personnel. La consultation se termine le 25 juillet.

Merci pour votre mobilisation !


En mars 2019, le ministère se félicitait de la création d'un Comité d'experts sur la gestion adaptative (CEGA) qui devait examiner les possibilités de prélèvements de la Tourterelle des bois, du Courlis cendré et de la Barge à queue noire en fonction de l’état de conservation de ces populations. Après examen de l’ensemble des éléments, le CEGA a rendu ses avis sur les trois espèces. Peu soucieux des éléments scientifiques justifiant l’arrêt de la chasse à la Tourterelle des bois et du Courlis cendré le ministère n’a suivi aucun des avis de ce groupe d’experts. Le ministère ne fait que répondre à « la commande de la Fédération nationale des chasseurs  » qui avait soutenu Macron aux élections européennes de mai dernier.

Pour la Tourterelle des bois

En raison du déclin prononcé de sa population (- 80  % despuis 1980 en Europe- 48  % depuis 2001 en France), l’espèce est classée dans la catégorie « Vulnérable  » de la liste des espèces menacées de disparition de l’UICN. Le plan d’action international de l’espèce 2018-2028, démontre clairement que les prélèvements sur l’Ouest de l’Europe sont non soutenables pour la population qui doit, en plus de la destruction/dégradation de son habitat (bocage…), supporter un prélèvement de près de 1,1 million d’individus en Espagne, France, Portugal et Italie. Le CEGA a, compte tenu des paramètres démographiques de la population, préconisé dans son avis au ministère la mise en place d’un moratoire temporaire des prélèvements de cette espèce (suspension de sa chasse).

C’est donc un quota ZÉRO et non 30 000 oiseaux qu’il faut instaurer pour tenter de sauver l’espèce et le projet d’arrêté soumis à consultation ignore totalement l’avertissement/l’exhortation du comité d’experts.

Dites non au projet d’arrêté autorisant la chasse de 30 000 Tourterelles des bois et exiger la suspension totale de sa chasse (quota = 0).

Le Courlis cendré

En raison du déclin prononcé de sa population (- 43  % depuis 1980 en Europe- 68  % depuis 2001 en France), l’espèce est aussi classée dans la catégorie « Vulnérable  » de la liste des espèces menacées de disparition de l’UICN en Europe. Le plan d’action international pour la conservation de la population européenne de Courlis cendré demande à la France depuis 2015 de mettre en place une gestion adaptative des prélèvements de cette espèce menacée. À défaut, le plan international recommande à la France d’appliquer un moratoire total sur la chasse du Courlis cendré. Le comité d'experts, dans son avis, préconise un arrêt de la chasse de cette espèce menacée d’autant que qu’il n’y a aucune donnée qui permette d’apprécier l’origine et l’âge des individus prélevés, ainsi que sur les tableaux de prélèvements annuels du courlis (obligatoires pour tous les limicoles chassés sur le domaine public maritime). Les chasseurs ont refusé de faire remonter les informations depuis 2015 sur les données indispensables à l’étude de la soutenabilité des prélèvements sur la population. Le gouvernement leur donne cette année encore raison. Le Courlis cendré est un limicole très sensible à la chasse (espèce longévive à maturité sexuelle tardive et faible fécondité). La France est ainsi le dernier pays d’Europe a encore chasser cette espèce. Les efforts des pays européens d’où sont originaires une partie de nos hivernants (Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas, Scandinavie et Pologne) pour tenter de redresser le succès reproducteur de leurs populations, altéré par la destruction/dégradation de leurs habitats, ne peuvent être ainsi piétinés : l’espèce se porte mal en Europe, nous ne pouvons continuer de chasser le Courlis cendré !

C’est donc un quota ZÉRO et non 6 000 oiseaux qu’il faut instaurer pour ne pas nuire à la conservation de l’espèce et le projet d’arrêté soumis à consultation ignore totalement les recommandations du comité d’experts.

Dites non au projet d'arrêté autorisant la chasse de 6 000 Courlis cendrés et exiger la suspension totale de sa chasse (quota= 0) sur tout le territoire.

La Barge à queue noire

En raison du déclin prononcé de la sous-espèce continentale de Barge à queue noire (Limosa limosalimosa), l’ensemble des pays de la voie de migration se sont engagés dans le plan international d’action de l'AEWA, reconduit en décembre 2018 pour une période de 10 ans, à ne plus ni chasser la sous-espèce continentale, ni la sous-espèce islandaise (L. l. islandica) de Barge à queue noire. Le Comité d’expert, dans son avis, donne une possibilité aux chasseurs de prélever 300 individus de la sous-espèce islandaise en limitant la période d’ouverture de la chasse à novembre et décembre pour minimiser le risque de prélever des individus de la sous-espèce continentale. Le ministère, selon ses obligations internationales, a préféré renouveler d’un an le moratoire sur la chasse de l’espèce juste pour avoir le temps de renégocier son engagement à l’international. Ceci n’est pas assez : le moratoire doit être reconduit sur une durée minimale de 3 ans. Les dernières saisons de reproduction de la Barge à queue noire en Islande ne sont pas rassurantes pour la population qui pourrait suivre le déclin de la population continentale. Les pressions et menaces que connaissent les limicoles prairiaux en Europe commencent à sévir également en Islande. Cette population qui a fortement progressé en profitant du changement climatique ne semble plus dans la même dynamique.

C’est donc un quota ZÉRO sur 3 ans (et non 1 an) qu’il faut instaurer pour ne pas nuire à la conservation de l’espèce.

Dites « OUI MAIS 3 ANS » au projet d’arrêté suspendant la chasse de la Barge à queue noire pour une seule année.

posté par Alain Fossé (admin)
 
mardi 4 juin 2019
Mammifères marins
Un phoque dans la Loire !

Vous ne rêvez pas, un Phoque gris Halichoerus grypus a bien été observé en train de remonter la Loire ce 3 juin !

Pas de panique, cette situation peu commune, n'est pas anormale chez ces espèces marines. En effet, les phoques sont des animaux incroyables qui sont capables de passer de l’eau salée à l’eau douce sans dérangement. En particulier lorsqu’ils sont concentrés sur une proie, certains peuvent aussi s’égarer, surtout les jeunes phoques.
Ce phoque, en quête de nourriture, a peut-être suivi des Aloses, des poissons de mer dont il est particulièrement friand, alors qu’ils remontaient la Loire pour aller pondre. Si tout se passe bien, il devrait retrouver l'océan dans quelques jours.
Il n'est donc pas nécessaire de prévenir le 
SDIS49 (pompiers) ou l'ONCFS (police de l'environnement). A souligner également qu'il faut respecter une distance d'environ 20-30 mètres pour la sécurité de l'animal et des personnes.

C'est la première donnée documentée de l'espèce en Maine-et-Loire. Les données précédentes de phoques (1975, 2008, 2009, 2011, 2012, 2013 et 2015) concernaient le Phoque veau-marin Phoca vitulina.

Bibliographie :

CORDIER G. 1978. A propos du phoque de la Vienne et de la Loire (1975). Bull. Soc. Amis vieux Chinon, 8 (2) : 250. PDF

LE NEVÉ A., 2010. Première observation d’un phoque veau-marin Phoca vitulina à Hoedic, histoire de son périple estival. Melvan, la Revue des deux îles, 7 : 145-153. PDF

COUDERC J.-M., 2011. Des phoques dans la Vienne et la Loire. Symbioses, 27 : 56-60. PDF

NOTTEGHEM P., 2012. La présence du Phoque veau-marin dans les fleuves. Réflexions à l’occasion d’observations récentes dans la Loire. Rev. Sci. Bourgogne-Nature, 15 : 42-56. PDF

NOTTEGHEM P., 2013. Des phoques dans la Loire. Le Bien public, 28 avril 2013 : 25. PDF

 

Photo : Pascal Bellion

posté par Alain Fossé (admin)
 
mercredi 29 mai 2019
Oiseaux
Grand Cormoran hivernant

Les dortoirs de Grands Cormorans en hiver en France ont fait l'objet d'un recensement national au cours de l’hiver 2017-2018 (v. pièce jointe). 

Coordinateur national : Loïc Marion

Document à télécharger :  Rapport_recens_cormhiv2017-2018-1876.pdf
posté par Édouard Beslot
 
mercredi 29 mai 2019
Oiseaux
Ardéidés nicheurs en France

Retour sur le 10e recensement national des colonies de hérons arboricoles de France (7 espèces) qui a eu lieu au printemps 2014 (complété en 2015) grâce à un réseau réunissant plus de 1 097 recenseurs appartenant à 152 organismes, coordonné par Loïc Marion. Dans les grandes lignes (résumé tiré du rapport) :

  • L'effectif total atteint 58 886 nids (contre 66 074 nids en 2007) répartis dans 2 605 colonies-espèces (contre 1960 en 2007).
  • Le Héron cendré est toujours de loin l’espèce la plus nombreuse mais baisse pour la première fois de 8 % par rapport à 2007 (29 179 nids) malgré une forte augmentation du nombre de colonies (1 677).
  • Le Héron pourpré chute de 14 % avec 2 544 nids malgré là aussi une augmentation du nombre de colonies (220), mais l’effectif de la Dombes a de nouveau dû être grossièrement estimé à 250 nids dans 45 colonies en l’absence de recensement depuis 1994.
  • Le Bihoreau gris, lui aussi hivernant encore très largement en Afrique, baisse de 3 % (au lieu de 20 % en 2007) avec 3 285 nids dans un nombre de nouveau croissant de colonies (176).
  • De manière inattendue, le Héron garde-bœufs chute de 17 % à 11 777 nids malgré un nombre croissant de colonies (169 au lieu de 112), avec une chute importante sur la côte méditerranéenne et en Midi-Pyrénées, beaucoup moins sur la côte atlantique.
  • L’Aigrette garzette suit le même chemin avec une baisse de 18,9 % avec seulement 11 190 nids malgré l’augmentation du nombre de colonies (314 au lieu de 224).
  • Le Crabier chevelu ralentit nettement sa progression avec 603 couples (+ 3 % contre 108 % en 2007) dans un nombre stable de colonies (17-22), concentrées essentiellement en Camargue.
  • La seule espèce dynamique est la Grande Aigrette, qui voit ses effectifs passer à 601 nids (+ 223 %) mais dans un nombre de colonies encore limité (25-28 au lieu de 14-15 en 2007), dont celle, pionnière, de Grand-Lieu qui reste la plus importante. L’espèce renforce son implantation en Loire-Atlantique, qui totalise 316 couples, et progresse nettement en Camargue avec 224 couples.

Pour télécharger le rapport complet, cliquer << ici >>

posté par Édouard Beslot
 
mercredi 22 mai 2019
Oiseaux
Comptage national des oiseaux des jardins les 25 et 26 mai
posté par Alain Fossé (admin)
 
mercredi 8 mai 2019
Oiseaux
Bilan du comptage national des oiseaux des jardins de janvier 2019

Plus de 10 500 jardins ont participé cette année : record battu ! Bravo à tous !

Une importante mobilisation citoyenne

10 664, c’est le nombre exact de jardins depuis lesquels les oiseaux ont été comptés durant ce week-end. La plus grosse mobilisation depuis la création de ce comptage en 2013 ! Dans certains départements, comme les Deux-Sèvres, le Cantal ou les Pyrénées-Orientales, le nombre de jardins participants a plus que doublé depuis l’année dernière. Le département de Maine-et-Loire se classe 10e en nombre de jardins participants (225, contre 142 en 2018).

Des oiseaux moins présents durant l’hiver

Vous avez été nombreux à nous faire part de votre inquiétude avant et durant l’hiver, constatant un nombre très faible d’oiseaux dans les jardins. Et cela sur la totalité du pays.

Il semblerait effectivement que cette année les oiseaux aient moins fréquenté les jardins que lors de l’hiver 2017-2018. Ce sont en moyenne 35 oiseaux par jardin qui ont été observé contre 38 l’année passée. Bien que la Mésange charbonnière, le Rougegorge familier et la Mésange bleue soient les espèces qui ont fréquenté le plus souvent nos jardins, c’est toutefois le Moineau domestique qui a été observé en plus grand nombre. Découvrez au fil du bilan tous les résultats de cette opération.

posté par Alain Fossé (admin)
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Ligue pour la Protection des Oiseaux délégation Anjou
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