Oiseaux : Observatoire Oiseaux des jardins
Participez à l'Observatoire des oiseaux des jardins !
Pour mieux connaître les populations d’oiseaux qui visitent les parcs et jardins du pays, la LPO a lancé en mars 2012, en partenariat avec le Muséum national d’histoire naturelle, l’Observatoire des oiseaux des jardins. Un portail national a été réalisé afin de vous présenter la démarche, mettre à disposition des documents et synthèses et vous permettre de visualiser les résultats à l’échelle nationale, v. http://www.oiseauxdesjardins.fr/. La saisie des observations que vous réalisez se fait par contre en niveau local, c’est-à-dire à partir de notre base Faune-Anjou (www.faune-anjou.org). Pour cela il vous faut au préalable « créer votre jardin » : après vous être inscrit sur Faune-Anjou, cliquez dans l’onglet « Participer » (v. figure suivante), ouvrir le menu « Oiseaux des jardins » puis cliquer sur « Ajouter un jardin »… vous n’avez plus qu’à saisir vos observations.
Pourquoi compter ? Pour aider les scientifiques à comprendre quand et pourquoi les oiseaux visitent les jardins. Les migrateurs reviennent-ils plus tôt quand le printemps est précoce ? Les oiseaux granivores viennent-ils plus aux mangeoires dans les jardins proches des plaines agricoles où les graines sauvages manqueraient en hiver ? Comment les aménagements urbains agissent sur la capacité des oiseaux à vivre en ville ? Autant de questions qui auront des réponses grâce à vos contributions !
Afin de créer des indicateurs de suivi permettant d’apprécier l’évolution des espèces fréquentant les jardins, il est demandé de respecter un protocole :
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Quand compter ? Quand vous voulez, tous les jours, une fois par mois, ou même ponctuellement. L'observatoire fonctionne tout au long de l'année, avec deux moments forts : le dernier week-end de janvier (pour les oiseaux hivernants) et le dernier week-end de mai (pour les nicheurs). Vous pouvez contribuer seulement lors de ces deux animations, mais essayez de suivre certains jardins en y comptant les oiseaux une fois par semaine, sur autant de semaines que possible.
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Comment compter ? Vous retiendrez le nombre maximal d'individus de chaque espèce observés durant le créneau horaire reporté. Il ne faut pas compter plusieurs fois le même individu s'il se déplace ou fait des aller et retour. Le créneau horaire permettra d'avoir une estimation de la pression d'observation.
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Quoi compter ? Comptez uniquement les oiseaux posés dans votre jardin et non ceux le survolant, ni ceux observés dans le jardin du voisin ! Quelques exceptions à cette règle pour les insectivores chassant au-dessus du jardin : hirondelles, martinets par exemple. Vous pouvez noter ces espèces si vous les observez en train de chasser sur votre jardin.
25 & 26 mai : on compte les oiseaux des jardins !
Lancé sur 2 jours, ce comptage printanier est réalisé dans le cadre de l’Observatoire des oiseaux des jardins. Annuel et simple à réaliser, il fait suite à l’enquête patrimoniale des refuges LPO. Tout comme le comptage des oiseaux en hiver réalisé en janvier, il permettra d’évaluer la richesse écologique des jardins et d’effectuer un suivi des populations d’oiseaux communs des jardins.
Vous connaissez peut-être déjà ce comptage ?
Ce week-end de comptage printanier des oiseaux des jardins reprend l’enquête patrimoniale des refuges LPO. Lancée en 2004, cette enquête, destinée dans un premier temps aux seuls propriétaires de Refuges, pour par la suite s’étendre à tous, incitait les particuliers à dénombrer durant 30 min tous les oiseaux observés dans leurs jardins. Le comptage printanier des oiseaux des jardins fait de même. Cependant, quelques différences sont à noter : le dénombrement ne se fait plus sur 30 min mais sur 1 h et la saisie des données se fait directement sur le site VisioNature de votre localité de résidence (en l’occurrence pour le département de Maine-et-Loire : www.faune-anjou.org). Ainsi, à l’échelle nationale, le comptage de cette année bénéficiera des données déjà récoltées depuis bientôt 10 ans !
Profitez du beau temps et comptez !
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Choisir un jour de comptage, soit le samedi 25, soit le dimanche 26. Ce jour de la fête des Mères, vous serez peut être en famille et pourrez participer à plusieurs…
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Trouver le lieu ! Vous possédez déjà un jardin inscrit dans l'Observatoire ? Vous pouvez alors effectuer le recensement dans ce jardin. Vous êtes en déplacement, en vacances ou ailleurs ? Vous pouvez alors inscrire un autre jardin, qu'il s'agisse d'un jardin privé, d'un parc public, de votre lieu de travail... Vous pouvez d'ailleurs réaliser plusieurs comptages dans plusieurs jardins au cours du week-end !
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Observer et noter durant 1 h tous les oiseaux qui visitent votre jardin. Le créneau horaire d'observation est libre, à vous de le choisir. Il faut tout de même garder à l'esprit que le matin reste le moment le plus propice à l'observation. C’est l'effectif maximal observé simultanément pour chaque espèce qui doit être dénombré au cours de la période.
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Saisir vos observations en ligne (rubrique : Participer > Oiseaux des jardins > Transmettre les observations de mon jardin). Si vous n'êtes pas encore inscrit et que l’idée vous tente, cela ne vous prendra que quelques petites minutes pour « créer » votre jardin !
Rendez-vous au jardin les 25 & 26 mai prochains !
Édouard Beslot - LPO Anjou

posté par Édouard Beslot
Oiseaux : Outarde canepetière... attention espèce sensible !
à tous les observateurs du secteur de Montreuil-Bellay
Par arrêté communal du 24 avril 2012, le maire de Montreuil-Bellay a interdit la circulation des véhicules à moteur sur tous les chemins non goudronnés de la zone de protection spéciale (ZPS). Ainsi tout le secteur à outardes est concerné par cet arrêté.
Il est donc désormais interdit d'emprunter ces chemins, à toute personne non riveraine, non agricultrice ou n'effectuant pas des missions de service.
Cet arrêté a été pris pour permettre l'établissement de zones de quiétude, favorables notamment à la reproduction de l'Outarde canepetière.
De ce fait nous devons saluer cette initiative.
Il nous faut rappeler l'extrême sensibilité de l'outarde à la présence humaine. Nous vous demandons donc de ne surtout pas fréquenter ces chemins à pied, car cela démultiplierait le dérangement et pourraît entraîner le décantonnement de certains oiseaux.
La zone de Méron est bien fréquentée par l'ensemble des ornithologues angevins à cette époque. Aussi, la mise en place de cet arrêté nécessite que nous nous organisions afin de continuer à suivre sur site l'évolution de la reproduction des espèces très sensibles tout en préservant/ménageant les zones de quiétude requises par ces espèces pour effectuer leur reproduction.
Nous vous invitons donc à nous contacter afin de participer à ces suivis.
Contacts : Sylvie Desgranges et Erwan Guillou
Rappel du contexte
Dans les Pays de la Loire, l’Outarde canepetière ne se reproduit que dans le département de Maine-et-Loire, la population vendéenne ayant probablement disparu. La population locale est très vulnérable, les 23 mâles chanteurs étant exposés à de nombreux périls (ZI, lignes électriques, routes, pressions foncières, agricoles, loisirs...). Le site, de toute petite taille, présente les concentrations d'oiseaux les plus fortes de l'Ouest de la France, amplifiant ce phénomène.
posté par Alain Fossé (admin)
Oiseaux : Sternes de Loire, espèces fragiles à protéger…
Mise en place d’un arrêté préfectoral de protection de biotope (APPB)
Deux espèces en bord de Loire
Chaque printemps, les oiseaux migrateurs reviennent visiter l’Anjou pour séjourner le temps d’effectuer leur cycle de reproduction. C’est le cas de deux espèces emblématiques, connues pour leurs pêches spectaculaires et leurs cris reconnaissables entre tous : la Sterne naine et la Sterne pierregarin.
Ces oiseaux se font entendre de la fin mars à la fin du mois de septembre. Durant cette période, elles installent leur nid sur les grèves sableuses de la Loire. Ces grèves sont des milieux fragiles et précaires. Une crue peut les recouvrir et noyer les nids, les œufs et les poussins de l’année. À ces risques naturels s’ajoutent bien souvent les dérangements, involontaires pour la plupart, liés aux activités humaines. Chaque année, des colonies entières disparaissent suite à une intrusion sur des bancs de sable occupés. Ces espèces très sensibles, abandonnent facilement leur nid si l’on s’en approche trop près et trop longtemps.
Agir pour protéger les nichées
Le département de Maine-et-Loire est le premier département d’accueil pour les populations ligériennes de sternes et a, de ce fait, une responsabilité très forte (d'ordre national) pour la survie de ces espèces menacées.
Chaque année, le Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine et la LPO Anjou agissent ensemble pour tenter de préserver la tranquillité des sites de reproduction et ainsi assurer aux sternes les conditions nécessaires à l’envol des jeunes.
Les bénévoles de la LPO Anjou installent en début de saison des panneaux sur les îlots signalant la présence d’un site de reproduction majeur. Mais cette signalétique n’est pas présente partout et malgré sa mise en place, des dérangements sont constatés (débarquements sur les bancs de sable, survol à basse altitude...) : ces actes constituent des infractions répréhensibles. Ce phénomène, s’il n’est pas enrayé, risque de faire disparaître ces deux espèces de la Loire.
Une mesure phare
La Préfecture a mis en place un arrêté de protection de biotope interdisant l’accès aux îlots sableux non rattachés à la berge sur l’ensemble de la période de reproduction des sternes, soit du 1er avril au 15 août. Cette disposition s’applique de Saumur à Montsoreau et de La Daguenière au Thoureil. C’est en effet dans ces zones que les îlots sont les plus stables et accueillent chaque année la majeure partie de la population de sternes du département (75 % à 90 %). Il ne sera pas possible d’accoster sur ces espaces sableux, d’y camper ou d’y faire un feu.
Derrière cette réglementation, l’État souhaite avant tout responsabiliser l’ensemble des usagers de la Loire et les sensibiliser à l’importance de préserver ce patrimoine naturel remarquable. La LPO et le Parc insistent sur l’effort de pédagogie qui doit être fait auprès du public et des estivants qui agissent souvent par méconnaissance.
Pour plus d’informations :
PNR Loire Anjou Touraine : 7, rue Jehanne-d'Arc, 49730 MONTSOREAU
LPO Anjou :
Couple de Sterne naine avec poussin (Photo : Louis-Marie Préau)
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posté par Édouard Beslot
Rapport d'activités 2012 LPO Anjou
posté par Alain Fossé (admin)
Le programme de suivi des oiseaux communs par points d'écoute (STOC-EPS) reprend dès le mois de mars pour certains observateurs, et au mois d'avril pour la plupart d'entre nous.
Le printemps étant à peu près aussi ensoleillé que l'an dernier, le muséum souhaite faire passer le message suivant : le protocole veut qu'on fasse les passages aux mêmes dates chaque année. Les conditions météo ne doivent donc pas vous pousser à décaler votre passage de plus de 8 jours. Sinon les données ne sont pas utilisables, c'est dommage !
Cliquer ici pour en savoir plus sur le programme STOC-EPS
posté par Alain Fossé (admin)
Parution du bulletin des Naturalistes angevins :
Anjou Nature, nº 3
posté par Alain Fossé (admin)
Oiseaux : Chroniques ornithologiques
La synthèse trimestrielle des observations de la base pour le 3e trimestre 2011 est disponible ici.
Pour retrouver l'ensemble des chroniques, rendez-vous à la rubrique « Synthèses » (bandeau de gauche), puis cliquez sur l'onglet « Synthèses trimestrielles ».
Bonne lecture.
Édouard Beslot pour l'équipe de rédacteurs
posté par Édouard Beslot
Amphibiens : à la recherche de la Grenouille rousse !
Météo douce et pluies fines… les Amphibiens commencent à bouger !
Parmi les grenouilles, la Grenouille rousse est particulièrement précoce, dans les sites « historiques » du Baugeois les rassemblements de mâles commencent à être observés et les chants démarrent doucement !
La Grenouille rousse est particulièrement rare en Anjou ; elle fait l’objet d'un Plan régional d'actions pour préserver ses populations. Nous pensons qu'il nous reste certainement d'autres stations à trouver, et l'année semble très propice : prairies et ornières forestières inondées. Donc n'hésitez pas à regarder toutes les « grenouilles brunes » qui passeraient devant vos yeux (et vos voitures), en particulier :
- dans le Segréen (en particulier bois en limite avec le 44, l'espèce était présente jusqu’au début des années 2000…) ;
- dans les bois du Baugeois ;
- dans toute la frange nord du département (l’espèce étant bien présente en 53 et 72) ;
- voire dans les prairies inondées du Sud Mauges (Vihiers...).
N’hésitez pas également à nous signaler tous les amas conséquents de pontes.
Prenez des photos des adultes et pontes en cas de doute d’identification !
Pour plus d'informations consultez la plaquette en pièce jointe.
Et pour les plus motivés, pourquoi ne pas nous contacter pour organiser des prospections ?
Amplexus de Grenouilles rousses (Photo : E. Beslot)

posté par Édouard Beslot
Oiseaux : Atlas oiseaux en hiver… dernière ligne droite !
Atlas oiseaux en hiver 2009-2013
Après l’Atlas des oiseaux nicheurs qui s’est achevé cette année, c’est au tour de l’Atlas des oiseaux en hiver de se terminer. Mais il reste une saison de prospection : décembre 2012/janvier 2013 !
Le volet hivernal se compose de trois actions complémentaires :
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Inventaire qualitatif : il s'agit de lister, entre le 1er décembre et le 31 janvier, toutes les espèces présentes dans le département. Ce dernier étant découpé en mailles de 10 km de côté afin d'affiner la répartition des espèces.
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Inventaire quantitatif : il s'agit d'identifier et dénombrer tous les oiseaux détectés le long d'un parcours compris entre 2 et 4 km au cœur d'une maille de 10 km de côté. Deux passages sont à effectuer : l'un en décembre, l'autre en janvier.
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Inventaire des grands dortoirs : il s'agit de localiser et d'évaluer l'importance des grands dortoirs d'Étourneaux sansonnets, Pinson du Nord, Pigeons ramiers et colombins.
Il est important de transmettre via Faune-Anjou toutes vos observations réalisées entre le 1er décembre et le 31 janvier... y compris celles se rapportant aux espèces communes !
Depuis le début de l’enquête, 66 352 données ont été collectées se rapportant à la présence de 182 taxons dans le département. En moyenne 79 taxons sont notés par maille, avec une amplitude allant de 28 à 141 ! La couverture paraît encore relativement hétérogène, un dernier gros effort est à fournir, particulièrement autour de la vallée du Layon, secteur entre les Mauges et le Saumurois. Les mailles du nord-est du Baugeois doivent également faire l’objet de prospections complémentaires.
Pour connaître quelles sont les espèces manquantes sur une maille et donc partir à leur recherche, vous pouvez consulter le module cartographique « Atlas tous taxons » : cliquez sur [Atlas 2009-2012] puis dans le bandeau phénologique sur hiver, s’affiche alors la carte de synthèse présentant le nombre d’espèces par maille durant l’enquête en cours. En cliquant sur une maille vous aurez accès à la liste des espèces présentes.
Pour ceux intéressés par la réalisation des parcours échantillons, contactez-moi.
Merci pour votre mobilisation et pour le travail déjà effectué au cours des trois premiers hivers.
Édouard Beslot
posté par Édouard Beslot
VisioNature en chiffres...
En 2012, il y a eu tous pays confondus, 11 604 469 données saisies, dont 5 868 152 pour la France, donc grosso-modo, une donnée sur deux est saisie en France. (Pour un total de 17 millions en France, toutes années confondues).
Sur ces données environ 11 % concernaient des données sur les années antérieures (env. 650 000 données pour la France).
À nouveau pour l’ensemble des pays, il y a 49 581 observateurs uniques, dont 27 730 pour la France : 10 725 nouvelles inscriptions en France en 2012 !
Sur ce graphique on voit le nombre de « nouvelles » inscriptions (pas le total). Il y a donc chaque année près du double d’inscriptions par rapport à l’année précédente.
Il y a aussi 601 509 photos dont 245 659 pour 2012.
Du point de vue des visiteurs des sites, nous avons un total de 82 millions de page vues pour 5,4 millions de visites (source : données Google Analytics).
D’un point de vue plus technique, cela veut dire 7,6 milliards de requêtes sur les bases de données (une requête est un accès pour ressortir ou entrer des données dans la base, beaucoup de calculs sont faits hors page, raison pour laquelle il y a plus de requêtes que de pages vues). Cela signifie qu’il y a en moyenne 240 requêtes par seconde, 24h/24, 7j/7 !
Le concepteur (SARL Biolovision) a donc actuellement comme priorité absolue, de faire « marcher la machine », de l’améliorer constamment pour tenir la charge. Plus de 3 000 heures d’ingénierie ont été investies dans cet aspect. Les premiers mois de 2013 seront sans doute encore principalement consacrés à l’amélioration des performances.
Merci à tous pour vos contributions, elles permettent chaque jour d'améliorer les connaissances faunistiques et d'améliorer la protection des espèces.
posté par Édouard Beslot